Accueil Actualités Général La face cachée des MOOCs

MOOC

Deux ans après le premier MOOC, un cours d'électronique du MIT, le développement fulgurant et planétaire de ces cours en ligne pose de nombreux problèmes. 

 

 

Si la démocratisation de l'enseignement a été fortement mise en avant dans les premiers temps, avec plus de 5 millions d'étudiants qui suivent déjà en ligne gratuitement des cours parmis les 350 cours proposés  dans le monde, nombre qui s'accroit de jour en jour.  

La plupart des grandes écoles françaises sont elles aussi entrées dans la mouvance Mooc en mettant à disposition quelques enseignements phares. 

Mais que cache cette envolée soudaine ? 

 

De l'enseignement traditionnel aux cours en ligne 

La différence est de taille entre l'enseignement supérieur traditionnel basé sur un modèle transmissif (l'enseingant détenteur du savoir le transmet aux étudiants) et les MOOCs qui sont se veulent coopératifs. 

Cet aspect est d'autant plus important que l'e-learning n'a pas su convaincre en laissant l'apprenant en autonomie. Cela a découragé ceux qui avaient tenté l'aventure, à cause d'un sentiment de solitude, d'un manque d'encradrement et de gratification.

Pour palier a ces travers, les Mooc sont découpés en modules qui sont étalés sur une durés d'un mois et demi à deux mois au rythme d'un quart d'heure par jour. Ces cours sont accompagnés par des vidéos ou exclusivement sur ce support plus vivant. Les exercices traditionnels laissent la place aux QCM et jeux qui sont notés tout comme les interactions avec les autres apprenants. Ces élèments permettent de motiver l'étudiant et de le stimuler.

Pour un enseignant, mettre en place un cours en ligne, nécessite donc de repenser son enseignement. Cela demande donc un investissement personnel important. Une heure de cours en ligne correspond souvent à des dizaines d'heures de travail préparatoire. Il ne s'agit pas de donner simplement accès à des polycopiés ou diaporamas utilisés en amphi. Un autre problème est que les cours en ligne, s'ils sont spécialisés doivent être constamment renouvellés pour correspondre aux attentes et mutations du monde du travail et s'adapter à la réalité aconomique et technologique.

Malgré toutes ces précautions, le taux d'abandon reste considérable. Un étudiant sur dix serait encore assidu en fin de cursus, notemment car si les cours sont ouverts à tous un certains nombre de prérequis sont nécessaires. Les cours en lignes demandent une forte motivation et un investissement de la part de l'élève. 

 La mise en place des cours en ligne verra entrer dans le secteur de l'enseignement de nouveaux acteurs comme les entreprises. Mazards a déjà ouvert un MBA et pourrait inspirer d'autres groupes à se lancer dans l'aventure ou proposer l'intervention d'experts dans certains modules.  C'est déjà le cas pour un cours d'analyse financière, organisé par un professeur d'HEC, auquel contribue  First Finance. Le cours sera certes gratuit mais le premier certificat en cas de réussite coutera 50 euros, et le CFF Certicate, 300 euros.

La multiplication et la diversification des cours en ligne risquent de faire apparaître des parcours hétéroclites et incohérents. L'étudiant choisi lui-même ses cours dans telle ou telle institution, qu'il séléctionne par sa réputations, la renommée de ses enseignants, ... 

Si les plus intuitifs pourront se prévaloir d'un parcours entre HEC, le MIT, ... qu'adviendra t'il des autres? Pour le moment, il n'exsite pas encore de partenariats entre les différents acteurs permettant de proposer des selections de cours. 

Les Mooc pourraient aussi devenir un outil de sélection pour l'enseignement traditionnel. HEC envisage ainsi de matte en ligne les cours de bases pour les disciplines fondamentales qui pourraient remettre à niveau les étudiants ou peut être les sélectionner.

 

Un investissement technologique et financier

Pour héberger les cours en ligne et les regrouper, des plateformes partagées ont vu le jour, parfois à l'initiative d'établissements et d'universités (comme edX et Coursera) et plus récemment par des gouvernements telle la plateforme FUN (France Université Numérique) en France. 

La première plateforme Coursera compte  aujourd'hui 70 grandes universités et écoles partenaires tels Harvard ou Yale avec 4 millions d'étudiants !  Ces plateformes attirent les élèves en jout la carte de la sélectivité et l'exclusivité. 

Les acteurs privés veulent s'emparer du marché en pleine extension, notemment Orange qui souhaite lancer de sa plateforme centrée sur un apprentissage dans l'interaction sociale. Les services proposés seront essentiellement de la mise en forme. 

La mise en place de cours en ligne est extrêmement couteuse, d'une part pour la technologie qui est impliquée et d'autre part, par l'investissement en temps et en personnel. 

Chaque heure de cours demande des heures de travail préalable pour créer le contenu,  scénariser, toutrner les vidéos, réaliser le montage,.... et par la suite il faudra aussi ajouter des animateurs sur les forums et des correcteurs pour les copies. 

S'il est possible de réduite un peu les coût avec la mise en place de QCM autocorrectifs, certains choisissent d'externaliser les questions de tutorat et de certifications en les confiant à des entreprises privées.  

Il faut aussi invesitr dans le matériel adéquat, une simple webcam placé dans un amphi plein d'élèves donnerait une vidéo de très mauvaise qualité. 

Philippe Dedieu du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers), chef de projet schéma directeur du numérique, estime le coût de chaque heure de cours à 20 000 euros. Mais ce budget  peut se compter en dizaines de milliers de dollars dans certaines universités américaines notemment. 

Et pourtant, rien ne permet à l'heure actuelle d'assure un futur retour sur investissement. 

 

Quelle reconnaissance des savoirs acquis en ligne? 

La reconnaissance de ce savoir acquis est une grande interrogation à l'échelle internationale. 

Faut il sanctionner le parcours par une attestation, un certificat, un diplôme ?

Si l'attestation de participation ne permettra pas de convaincre les élèves en ligne, la délivrance d'un diplôme n'est pas envisageable pour de nombreuses écoles en particulier les grandes écoles françaises qui valorisent leur diplôme du fait de la forte sélectivité.Le problème du diplôme se pose aussi lorsque les études en présentiel ont un coût extrêmement élevé pour les étudiants.

De plus seuls quelques cours sont en ligne, or, c'est bien un ensemble qui permet d'acquérir un diplome. Mais la question se pose de savoir quels cours doivent être proposés en ligne et quelle évaluation sera mise en place pour quelle type de sanction. 

Certaines universités privilégient le certificat de réussite à un examen mais face au risque de fraude s'intérrogent sur la mise en place de centres d'examen qui eux pourraient être payants. Là se trouve le piège, les études sont gratuites et ouvertes à tous, oui, mais le diplôme lui est payant. 

Par ailleurs, serait-ce la fin du diplôme? Au lieu d'un diplôme, on ajouterait à son CV des certificats de réussite de plusieurs universités. Mais comment seront-ils acceuillis par les recruteurs? 

Cela pourrait être utilisé dans la formation professionnelle ou continue avec de certificats attestant de la mise à niveau des compétences. 

 

Au delà de l'aspect éducatif

Les Moocs ont une importance capitale sur la renommée et le rayonnement international d'une école et de ses enseignants. 

Ces derniers doivent s'adapter au nouveau mode de transmission du savoir mais aussi savoir parler à la caméra, ce qui est un exercice très différent de la classe ou l'amphi.

Que privilègieront alors les institutions? Les bons chercheurs? Les bons enseignants en présentiel? ou ceux qui donnent une bonne image de l'école? 

Dès lors qu'il s'agit d'image, il s'agit de marketing et de publicité. Les grandes écoles, ou celles spécialisées dans le commerce sont alors les mieux armées pour se déployer dans cet univers concurrentiel et international. 

 

Les universités doivent alors se mettre dans cette optique commerciale et travailler sur le produit ainsi que sur sa vente et les techniques associées. 

 

 

 


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